Vous avez trouvé de petites crottes chez vous et vous vous demandez si ce sont celles d’un mulot ? Vous avez raison de vous poser la question : bien identifier les déjections permet d’évaluer les risques sanitaires et d’agir rapidement. Dans cet article, vous verrez d’abord comment reconnaître les crottes de mulot, puis quelles précautions prendre et quelles solutions adopter pour protéger votre logement.
Identifier clairement les crottes de mulot dans votre environnement

Avant d’agir, il est essentiel de savoir si vous avez bien affaire à un mulot et non à un autre rongeur. En observant la forme, la taille, la couleur et l’emplacement des crottes, vous pouvez déjà poser un premier diagnostic. Cette première étape vous aide à ne pas confondre mulot, souris ou rat et à adapter la réponse.
Comment reconnaître visuellement des crottes de mulot sans se tromper
Les crottes de mulot sont petites, allongées et légèrement pointues à une extrémité. Elles mesurent en général entre 3 et 5 millimètres de longueur, ce qui les rend facilement repérables sans être imposantes. Leur couleur varie du brun foncé au noir quand elles sont fraîches, signe d’une présence récente.
En séchant, ces déjections prennent un aspect plus mat et deviennent friables au toucher. Cette transformation vous donne un indice précieux sur l’ancienneté de l’infestation. Des crottes brillantes et humides indiquent que le mulot est passé récemment, tandis que des crottes sèches et poudreuses peuvent dater de plusieurs jours ou semaines.
Différences entre crottes de mulot, de souris et de rat dans la maison
La confusion entre ces trois rongeurs est fréquente, mais quelques détails permettent de les distinguer. Les crottes de souris ressemblent beaucoup à celles du mulot par leur taille, mais elles sont généralement plus nombreuses et disposées en ligne le long des murs et plinthes. La souris se déplace en suivant les parois, laissant une traînée caractéristique de déjections.
Les crottes de rat, elles, ne laissent aucun doute : elles mesurent entre 10 et 20 millimètres, soit deux à quatre fois plus grosses que celles d’un mulot. Leur forme est plus épaisse, souvent en fuseau avec des extrémités arrondies. Un rat laisse également des quantités importantes de déjections groupées dans ses lieux de passage privilégiés.
| Rongeur | Taille des crottes | Forme | Répartition |
|---|---|---|---|
| Mulot | 3 à 5 mm | Allongée, pointue | Dispersée, zones spécifiques |
| Souris | 3 à 6 mm | Cylindrique uniforme | En ligne le long des murs |
| Rat | 10 à 20 mm | Épaisse en fuseau | Groupée en tas |
Où trouve-t-on le plus souvent des crottes de mulot dans une habitation
Les mulots privilégient les endroits calmes où ils peuvent trouver de la nourriture et des matériaux pour leur nid. Dans une maison, vous découvrirez leurs crottes principalement dans les greniers, les caves, les celliers et les garages. Ces espaces offrent souvent un accès facile depuis l’extérieur et peu de dérangement.
Les zones de stockage alimentaire sont particulièrement attractives : près des sacs de graines pour oiseaux, des croquettes pour animaux ou des réserves de fruits et légumes. Vous pouvez aussi en trouver derrière les meubles, dans les faux-plafonds ou sous les plaques d’isolation. En repérant ces zones de passage, vous comprenez mieux comment le mulot circule dans votre logement et où concentrer vos efforts de prévention.
Comprendre les risques liés aux crottes de mulot et à leur présence

Une fois les crottes identifiées, la question des risques pour votre santé et votre logement se pose naturellement. Même si le mulot semble plus champêtre qu’un rat, ses déjections ne sont pas anodines. Mieux connaître ces risques vous aide à décider du niveau d’urgence et des mesures de protection à mettre en place.
Les crottes de mulot sont-elles dangereuses pour la santé humaine
Oui, les crottes de mulot présentent des risques sanitaires réels, même si tous les mulots ne sont pas systématiquement porteurs de maladies. Le principal danger vient du contact indirect : lorsque les déjections sèchent, elles se fragmentent en fines particules qui peuvent être inhalées lors du ménage ou manipulées par inadvertance.
Les bactéries et parasites présents dans ces crottes peuvent survivre plusieurs semaines dans l’environnement. Le risque augmente si vous touchez une surface contaminée puis portez vos mains à votre bouche, ou si vous respirez la poussière soulevée lors du balayage. Les enfants en bas âge et les personnes ayant un système immunitaire affaibli sont particulièrement vulnérables.
Maladies et contaminations possibles associées aux déjections de rongeurs
Les rongeurs sauvages peuvent transmettre plusieurs maladies, appelées zoonoses, par leurs déjections et leur urine. Parmi elles, on trouve la leptospirose, transmise principalement par l’urine qui contamine l’eau ou les surfaces humides. Bien que plus rare avec les mulots qu’avec les rats, cette infection bactérienne provoque fièvre, douleurs musculaires et peut entraîner des complications rénales.
Le hantavirus représente un autre risque, particulièrement dans certaines régions rurales. Cette infection virale se transmet par inhalation de particules contaminées en suspension dans l’air. Les symptômes ressemblent à ceux d’une grippe mais peuvent évoluer vers des troubles respiratoires graves dans les formes sévères.
D’autres infections comme la salmonellose peuvent aussi résulter d’une contamination alimentaire par des surfaces souillées. C’est pourquoi le principe de précaution impose de traiter toute déjection de rongeur comme potentiellement dangereuse, indépendamment de l’espèce concernée.
Impacts possibles sur vos aliments, vos animaux et votre logement
Au-delà de la santé humaine, les mulots causent des dommages matériels et alimentaires non négligeables. Leurs crottes contaminent rapidement les réserves de nourriture stockées en vrac : céréales, farine, pâtes ou biscuits dans des emballages entamés deviennent impropres à la consommation dès qu’un mulot y a accédé.
Vos animaux de compagnie, chiens et chats notamment, peuvent entrer en contact avec ces déjections en explorant les coins infestés. Ils risquent alors de contracter des parasites intestinaux ou des infections bactériennes. Certains chiens peuvent même attraper un mulot et tomber malades après l’avoir mâchouillé.
Sur le plan structurel, la présence prolongée de mulots entraîne des dégradations : câbles électriques rongés, isolation déchiquetée pour faire des nids, traces d’urine et odeurs persistantes dans les espaces confinés. Ces dommages représentent non seulement un coût financier mais aussi un risque d’incendie en cas de court-circuit.
Réagir correctement après avoir trouvé des crottes de mulot chez vous
Face à des crottes, la première tentation est souvent de tout nettoyer rapidement, parfois à mains nues. Pourtant, quelques précautions simples réduisent fortement les risques de contamination. En parallèle, des méthodes ciblées permettent de limiter durablement la présence des mulots dans votre maison ou votre jardin.
Quels gestes adopter immédiatement après la découverte de crottes suspectes
Dès que vous repérez des crottes de mulot, résistez à l’envie de les balayer ou de passer l’aspirateur directement. Ces méthodes remettent en suspension dans l’air les particules contaminées, augmentant le risque d’inhalation. Commencez plutôt par aérer la pièce en ouvrant largement les fenêtres pendant au moins 30 minutes.
Enfilez une paire de gants jetables, idéalement en latex ou en nitrile, avant toute manipulation. Si vous devez nettoyer une zone très poussiéreuse ou un espace confiné comme un grenier, un masque de protection respiratoire constitue une précaution supplémentaire judicieuse. Préparez aussi votre matériel de nettoyage : produit désinfectant, papier absorbant, sacs plastiques hermétiques.
Nettoyer les crottes de mulot en sécurité sans aggraver les risques
La technique de nettoyage appropriée repose sur l’humidification préalable des déjections. Pulvérisez un produit désinfectant domestique ou une solution d’eau de Javel diluée directement sur les crottes et laissez agir quelques minutes. Cette étape empêche les particules de s’envoler lors du ramassage.
Utilisez ensuite du papier absorbant ou un chiffon jetable pour retirer délicatement les crottes imbibées. Placez immédiatement le tout dans un sac plastique que vous fermez hermétiquement avant de le jeter dans une poubelle extérieure. Nettoyez ensuite toute la surface avec un détergent désinfectant, en insistant sur les zones qui auraient pu être en contact avec l’urine du rongeur.
Terminez en retirant vos gants avec précaution, en les retournant sur eux-mêmes pour éviter de toucher la face externe contaminée. Jetez-les dans le même sac que les crottes et lavez-vous soigneusement les mains à l’eau chaude et au savon pendant au moins 20 secondes. Si vous avez porté un masque, retirez-le en dernier et lavez-vous à nouveau les mains.
Quand faut-il appeler un professionnel de la dératisation ou de la désinsectisation
Certaines situations justifient l’intervention d’un spécialiste plutôt qu’un traitement en autonomie. Si vous découvrez des crottes dans plusieurs pièces de votre habitation ou en quantité importante dans une même zone, l’infestation est probablement établie et nécessite une approche professionnelle pour être éradiquée efficacement.
Les bâtiments anciens avec de nombreux points d’accès difficiles à identifier représentent un autre cas où l’expertise d’un professionnel fait la différence. Ces spécialistes disposent d’équipements de détection et de produits homologués qui ne sont pas disponibles pour le grand public. Ils peuvent aussi repérer les nids et les passages habituels des rongeurs.
Enfin, dans les locaux professionnels, les établissements recevant du public ou en présence de personnes fragiles (jeunes enfants, femmes enceintes, personnes immunodéprimées), faire appel à une entreprise de dératisation certifiée devient une obligation prudentielle. Ces professionnels fournissent également un certificat de traitement qui peut être exigé par les assurances ou les autorités sanitaires.
Prévenir durablement le retour des mulots et de leurs crottes
Éliminer quelques crottes ne suffit pas si les mulots peuvent revenir librement dans votre logement. La prévention repose sur trois axes : limiter l’accès, réduire les sources d’attraction et, si besoin, mettre en place des dispositifs de capture ou de répulsion. En combinant ces leviers, vous réduisez fortement le risque de nouvelle infestation.
Limiter l’accès des mulots à la maison en bouchant les points d’entrée
Un mulot peut se faufiler par une ouverture de seulement 6 millimètres de diamètre, soit l’équivalent d’un stylo. Cette capacité étonnante explique pourquoi ils parviennent à s’introduire même dans des bâtiments apparemment bien fermés. Votre première mission consiste donc à inspecter méthodiquement tous les points d’entrée potentiels.
Examinez les bas de portes, particulièrement celles donnant sur le jardin ou le garage. Installez des bandes d’étanchéité si nécessaire. Vérifiez les grilles d’aération, les passages de tuyaux et de câbles, les fissures dans les fondations et les joints de fenêtres. Même un petit espace sous une gouttière ou autour d’une climatisation peut servir de porte d’entrée.
Pour boucher ces accès, privilégiez des matériaux que les rongeurs ne peuvent pas ronger : laine d’acier, grillage métallique fin, mousse expansive spéciale anti-rongeurs contenant des particules métalliques, ou mortier. Le silicone seul ou le mastic ordinaire ne résistent pas longtemps aux dents d’un mulot déterminé.
Gérer les aliments, déchets et abris qui attirent les mulots et rongeurs
Les mulots s’installent là où ils trouvent facilement de quoi se nourrir. À l’intérieur, conservez tous les aliments secs dans des contenants hermétiques en verre, en métal ou en plastique dur. Les sacs en papier, les boîtes en carton ou les sachets refermés avec une pince ne constituent pas une barrière suffisante.
Dans la cuisine et le cellier, nettoyez régulièrement les miettes et résidus alimentaires tombés derrière les meubles ou sous les électroménagers. Videz quotidiennement les poubelles et utilisez des conteneurs à couvercle hermétique. Ne laissez pas de nourriture accessible durant la nuit, période où les mulots sont les plus actifs.
À l’extérieur, éloignez les tas de bois, de compost ou de végétation dense des murs de la maison. Ces zones offrent des abris parfaits pour les mulots qui peuvent ensuite chercher à pénétrer dans le bâtiment. Taillez les branches d’arbres qui touchent le toit et désherbez régulièrement le périmètre immédiat de votre habitation pour créer une zone tampon moins accueillante.
Pièges, répulsifs et solutions naturelles pour limiter les crottes de mulot
Si malgré ces précautions vous constatez encore une présence, des pièges mécaniques peuvent compléter votre dispositif. Les tapettes traditionnelles restent efficaces si vous les placez correctement : le long des murs, perpendiculairement à la plinthe, avec l’appât du côté du passage. Le beurre de cacahuète, les noix ou le chocolat fonctionnent mieux que le fromage contrairement à la croyance populaire.
Les pièges à capture vivante représentent une alternative si vous préférez relâcher les mulots loin de chez vous, à au moins un kilomètre pour éviter qu’ils ne reviennent. Vérifiez ces pièges quotidiennement pour ne pas laisser un animal capturé souffrir de stress ou de déshydratation.
Concernant les répulsifs, les solutions à base d’huiles essentielles (menthe poivrée, eucalyptus) ou les ultrasons montrent des résultats variables selon les situations. Ils peuvent décourager temporairement les mulots mais ne remplacent en aucun cas une vraie sécurisation des accès et une gestion rigoureuse des sources de nourriture. Dans un jardin, favoriser la présence de prédateurs naturels comme les chouettes, les buses ou même certains serpents contribue à réguler naturellement les populations de rongeurs autour de votre propriété.
En appliquant ces différentes stratégies de manière cohérente, vous créez un environnement peu attractif pour les mulots et réduisez considérablement le risque de retrouver leurs crottes dans votre habitation. La vigilance régulière reste votre meilleure alliée pour détecter rapidement toute nouvelle intrusion et agir avant qu’une véritable infestation ne s’installe.
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